Question sénatoriale écologiste à propos de la centrale thermique en Guyane

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Comme sa collègue, Mr Guy Benarroche sénateur écologiste, a interpellé le gouvernement à propos de la centrale du Larivot contre laquelle se battent nos amis de Guyane Ecologie.


M. Guy Benarroche attire l’attention de Mme la ministre de la transition écologique sur la question de la centrale thermique de Matouri en Guyane.

Les différentes déclarations de ces derniers mois, qu’elles émanent de la direction d’EDF, du préfet ou du ministère, n’ont toujours pas permis d’avoir une visibilité claire de la mise en place de la centrale de Matoury.

Installée sur une commune côtière, l’autorisation de sa construction a déjà nécessité sa sortie de la loi littoral de la commune (située dans une forêt marécageuse).

Coup sur coup, dans un communiqué du 17 octobre 2020, la ministre avait annoncé « qu’il était hors de question de miser sur le fioul » et qu’elle avait demandé une réorientation pour s’assurer que la centrale puisse fonctionner aux biocarburants dès son ouverture prévue pour 2024.

D’après plusieurs journaux pourtant, l’arrêté préfectoral du 23 octobre mentionnait bien que, « à la mise en service de la centrale thermique, les moteurs fonctionnent au fioul domestique ». Le préfet avait dû faire une mise au point quelques jours plus tard, maintenant que l’exploitation de la centrale se ferait bien « dès sa mise en service au biocarburant ».
La direction d’EDF assurant pourtant au même journal que : « on met tout en œuvre pour être prêt, mais on ne garantit pas que le démarrage se fera en biomasse liquide ».
Sur la définition même des biocarburants, l’arrêté encore une fois ne reprendrait pas dans l’intégralité la parole ministérielle, ne faisant état que d’une interdiction de l’huile de palme (et pas de celle de la filière soja comme indiqué par la ministre).

Aussi, il lui demande si l’engagement de l’État dans une transition écologique forte pourrait se faire sans les outre-mer, et donc si la centrale de Matoury fonctionnera bien dès sa mise en service à partir de biocarburants ne présentant pas de risques trop élevés dans l’affection des sols.