Centre d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure déclaré “d’utilité publique” : nous déplorons un passage en force mettant en péril notre sécurité et celle des générations futures

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Alors que le Parlement européen vient d’adopter une taxonomie “verte”, incluant le gaz et le nucléaire, le projet de centre d’enfouissement des déchets nucléaire à Bure, déclaré d’utilité publique ce vendredi par deux décrets, vient rappeler que le nucléaire n’est ni une énergie d’avenir, ni une énergie verte.  

Ce projet ne représente pas une gestion responsable des déchets. Il ne permet ni réversibilité, ni gestion active et surveillance des déchets. Il condamne les sols et les départements qui l’accueillent et lègue une charge irréversible aux générations futures sur des milliers d’années.

Par ces décrets, l’Etat acte un passage en force, alors que les multiples incertitudes liées à la sûreté du stockage géologique appellent la prudence et la concertation. Risques d’incendies, d’explosions, d’infiltrations d’eau, l’enfouissement en profondeur soulève de multiples défis techniques que l’on ne maîtrise pas encore sur le long terme. Nous déplorons également que l’Etat, une fois de plus, se substitue aux prérogatives locales, alors que les habitant·e·s alentour sont les premiers concerné·e·s.

Nous, écologistes, proposons de faire face dès maintenant au problème du stockage de ces déchets radioactifs, ne laissant pas une bombe à retardement aux générations futures. En février dernier, nous avions déposé une proposition de loi portant diverses mesures visant à renforcer la sûreté nucléaire, la transparence financière et le contrôle parlementaire, dans laquelle nous proposions de financer des pistes de gestion des déchets radioactifs de long terme

Le meilleur déchet, c’est celui qu’on ne produit pas. De surcroît, l’annonce du Président Macron de relancer la construction d’EPR pour renforcer le parc nucléaire français revient à aggraver un problème qu’on ne sait pas encore maîtriser, la gestion des déchets. C’est pourquoi le groupe écologiste porte, depuis sa création, la sortie du nucléaire vers un mix énergétique 100 % renouvelable.